Sous la responsabilité de Léonore Brassard et Véronique Guyaz
Ce colloque s’interrogera, dans une perspective interdisciplinaire, à l’imaginaire contemporain de la « bonne mort ». Avec la laïcisation des institutions, les avancées de la médecine, l’assouplissement des lois concernant l’aide médicale à mourir et l’essor exponentiel des nouvelles technologies, comment la littérature, par les imaginaires qu’elle met en place, permet-elle d’interroger le sens de cette expérience limite? Que signifie la « bonne mort » dans l’imaginaire social contemporain? En quoi la littérature répond-elle du « travail du trépas», selon l’expression du psychanalyste Michel de M’Uzan? Que peut-elle nous dire sur notre idéalisation ou sur notre angoisse de la mort à venir? Comment appréhende-t-on, aujourd’hui, la « bonne » ou même la « belle » mort, avec tout ce qu’ont d’ambigu ces termes ? Ce sont ces imaginaires contemporains, irrigués et informés par les penseur.ses qui s’y sont frotté.es depuis des siècles, qui nous intéresseront dans le cadre de cette journée d’étude.

